David Kadouch/Chostakovich, Préludes - RESMUSICA le 2 mars 2010.
Créé en 1999, le label TransArt Live offre régulièrement des enregistrements de concert réalisés dans le cadre du festival des Flâneries musicales de Reims. S’opposant à la souplesse des enregistrements en studio, l’esprit du label trouve sa raison d’être dans la captation sur le vif d’une émotion musicale que seul le concert peut offrir, l’artiste donnant le meilleur de lui-même. Si le risque est avéré, la tâche devient moins ardue lorsque l’on accorde sa confiance à des artistes de grande renommée comme Georges Pludermacher ou Paul Badura-Skoda avec lesquels le label a beaucoup travaillé. Dans le sillage de ces grands noms on retrouve toutefois de jeunes artistes tels que Laure Favre Kahn et Nemanja Radulovic qui ont su relever le défi avec talent.
C’est aujourd’hui le tour de David Kadouch qui à 25 ans à peine développe un curriculum impressionnant, récompensé par une récente Victoire « Révélation instrumentale de l’année » aux « Victoires de la Musique classique 2010 ». La programmation de ce disque associe les 24 Préludes de Chostakovitch à son Quintette avec piano. Deux œuvres dont la légèreté apparente cache ou dévoile un Chostakovitch très à l’aise avec un clavier sachant improviser et arranger, provoquant sans choquer, cultivant l’ironie jusqu’au grotesque pour en faire un trait marquant d’une personnalité avide de liberté. Les 24 Préludes, forme musicale héritée de Chopin mais retravaillée ici « à la manière de » Jean-Sébastien Bach ou en référence à des compositions marquées par les styles de Czerny, Beethoven, Chopin, Rossini ou Schumann, coulent sous les doigts de David Kadouch. Chostakovitch s’y exprime aussi personnellement dans les Préludes n°15, 19 et 21 dans un style clair alliant sarcasme et lyrisme. L’impression laissée par leur écoute est un précieux mélange d’étonnement et de joie pour des pièces qui remplissent l’espace sonore d’une atmosphère qui se regonfle tout à coup de bonheur. La voie semble toute tracée pour entamer l’écoute du Quintette avec piano op. 54 qui porte la marque du retour à Bach et qui valut à son compositeur un succès considérable. Le néoclassicisme s’y exprime dans ses formes les plus traditionnelles, Prélude et Fugue puis Scherzo, Intermezzo et Finale. Pour servir ce quintette, David Kadouch s’appuie sur le talent et la notoriété déjà établi du jeune Quatuor Ardeo. Leur association peut être qualifiée de parfaite tant la maîtrise est là, exaltant la fougue du Scherzo et sachant porter l’Intermezzo sans vaciller dans son intimité la plus pure et la plus touchante.
L’écoute de ce disque remplit l’auditeur d’un réel sentiment de travail bien achevé. Si l’on y ajoute la prise de son impeccable, le livret instructif et le packaging professionnel on ne peut qu’inciter le mélomane à se le procurer. En couverture de ce disque, une belle photographie de Caroline Doutre montre un David Kadouch humble, habillé de noir et regardant le sol. Avec cet enregistrement alliant virtuosité et plaisir, le pianiste peut déjà relever la tête et revêtir son plus bel habit de lumière.
par Christophe Le Gall
"La richesse et la fascination qu'exercent les Préludes de Chopin tiennent en bonne partie à leurs ambiguïtés : pages courtes mais profondément personnelles, autorisant une version radicalement romantique, presque autobiographique, ou au contraire plus sobre. Laure Favre-Kahn, enregistrée durant le festival de Reims, en livre une lecture très bien équilibrée, se plaçant du côté des Classiques. Elle ne ralentit pas démesurément les tempos (dans le 2è), sans sacrifier l'expression pour autant (elle habite admirablement la section centrale du 15è). Elle dose avec précision le poids des basses (Prélude 12, ou 5 si difficile à réussir). Mais sous les doigts de Laure Favre-Kahn, équilibre ne signifie jamais manque d'engagement (Prélude 14 rapide et menaçant, 18 ou 24). Le reste du programme nous rappelle qu'à la même période, Chopin publiait ses deux premières Polonaises au style encore proche de Weber, et qu'il ne faut pas toujours opposer classicisme et romantisme."
Th. H., Pianiste mars-avril 2010
Digipack 1 CD - Durée : 58'45 - Enregistré en concert en août 2005 au Grand Théâtre de Reims
Bruno Fontaine/Gerchwin - PIANISTE, mars-avril 2010
"Musicien éclectique puisant une énergie tant dans la musique "populaire" que dans la musique "savante", Bruno Fontaine se devait d'honorer George Gershwin, archétype du compositeur inclassable, brisant les frontières comme plus tard, Leonard Bernstein. Enregistré en public lors des Flâneries Musicales de Reims, ce disque associe la célèbre Rhapsody in Blue n°1 au non moins célèbre Concerto en fa mineur et à la plus rare Suite symphonique de Porgy & Bess. [...] Cet enregistrement est loin de démériter par l'apparente liberté du soliste qui semble improviser et swinguer, par la rigueur d'une rythmique jazzy et par une direction à la fois soutien mais aussi très complice des intentions de Bruno Fontaine."
O. E., Pianiste mars-avril 2010
DIGIPACK 1 CD - Durée 77'16 - Enregistré en concert en juillet 2007 au Cirque de Reims
Le couronnement de David
Jacques Freschel, La Marseillaise 14/02/2010
[...] En 2010, outre le piano justement honoré (année Chopin oblige ?), c'est la jeunesse qui a triomphé. C'est sans doute le jeune pianiste David Kadouch qui a le plus marqué les esprits. Outre une interprétation remarquable du 2ème concerto de Mendelssohn, ce "protégé" de Barenboïm a été distingué dans la catégorie Révélation instrumentale. [...]
Digipack 1 CD - Durée : 64'21 - Enregistré en concert en juillet 2008 au Grand Théâtre de Reims avec le Quatuor Ardeo [Carole Petitdemange, violon / violin - Olivia Hughes, violon / violin - Caroline Donin, alto / viola - Joëlle Martinez, violoncelle / cello]
Les Préludes de Chopin/Laure Favre-Kahn dans International Record Review
“Pour son cinquième enregistrement chez Transart Live, Laure Favre-Kahn nous offre le récital Chopin qu’elle a donné à Reims en 2005. [...] Le son enregistré est admirablement chaud et clair. Favre-Kahn joue un piano superbement réglé mais non identifié.
Bien qu’elle ne contienne aucune révélation fracassante, la version des Préludes de Favre-Kahn se classe certainement parmi les meilleures versions actuellement disponibles.
Elle donne à chaque pièce sa juste valeur, avec élégance, et son attention persuasive projette contrastes et unité à l’ensemble. Il y a beaucoup de beaux moments, comme la brillance du Prélude n°10, la clarté inhabituelle de la main gauche du n°3 et le lyrisme balancé du n°13.
Dans les Préludes plus contemplatifs, Favre-Kahn emploie une séparation légère entre la mélodie et l'accompagnement, évitant l'uniformité de son qui pourrait résulter du placement constamment précis des notes. (Cette pratique “démodée”, portée aux nues par quelques pianistes du siècle précédent, semble revenir parmi quelques pianistes actuels.) Pendant le dernier tiers des Préludes, le jeu de Favre-Kahn prend un degré supplémentaire d'engagement : écoutez le traitement passionné du n°17 ou l’impétuosité orageuse digne d’Argerich de son n°22. L’avant-dernier Prélude ondule un peu plus rapidement que d’habitude, tandis que le n°24 développe un excellent sens du drame. [...]
Mes choix personnels pour une intégrale des 28 Préludes restent la version classique de Cortot de 1934, pour son étrange pénétration du langage de Chopin ; Ivan Moravec, magistral et enchanteur ; Martha Argerich, toujours spontanée et l’imprévisible Shura Cherkassky, capté live au festival de Salzbourg. La version de Favre-Kahn vaut la peine d’être écoutée, et ce serait une excellente idée qu’elle continue à jouer du Chopin.”
Donald Manildi, International Record Review
Laure Favre-Kahn
interprètera Chopin à Chateauroux Tarmac le 28 février dans le cadre de l’évènement “Bon anniversaire Monsieur Chopin”.
Programme :
Quatre Mazurkas opus 33 B. 115 - Trois valses opus 34 n°3 B. 118
Digipack 1 CD - Durée : 58'45 - Enregistré en concert en août 2005 au Grand Théâtre de Reims
NEMANJA RADULOVIC & LES TRILLES DU DIABLE
Après deux dates supplémentaires des Trilles du Diable à Paris, Nemanja Radulovic et son quintette à cordes donneront un concert à Aix en Provence le 2 février et à Belgrade le 18 février.
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LAURE FAVRE-KAHN
5 Diapasons pour ses Préludes de Chopin
"Enregistrés en public, aux Flâneries musicales de Reims, ces 24 Préludes témoignent d’une vraie personnalité pianistique et musicale. Certes, on a connu doigts plus dominateurs, encore que ceux de Laure Favre-Kahn ne se déméritent pas mais cette jeune artiste s’impose dans un corpus particulièrement complexe à animer, à faire tenir en un tout cohérent. Sans sacrifier le caractère de chacun des Préludes, qu’elle sent à perfection, elle réussit à construire une arche qui se résoud dans les trois ré conclusifs. Pas de fulgurances instrumentales mais un climat toujours juste, une réalisation logique, sans aucune mièvrerie. Les deux magnifiques Polonaises op. 26, plus faciles si l’on peut dire, bénéficient de ce jeu sensible, attachant car il fait entendre une petite musique qui est celle de l’artiste."
Digipack 1 CD - Durée : 58'45 - Enregistré en concert en août 2005 au Grand Théâtre de Reims
TCHAÏKOVSKY, FLAMME ET CHANT INTÉRIEUR
... Je réécoute le récital que le grand Naum Starkmann a enregistré en public en 2005, un an avant sa mort. Cela commence par de petits bijoux : trois "Valses" évoquant la nostalgie de Chopin, avec une ligne d'horizon plus lointaine. La mazurka "Un poco di Chopin", en trois minutes, fait le tour du génie du piano, dans une attitude évoquant l'acte polonais de "Boris Godounov". Après un merveilleux "Nocturne" aux accents mendelssohniens, voici les "Saisons Op. 37 bis" (1876), douze pièces évoquant, mois par mois, des états d'âme, des visions. "Au coin du feu" en janvier, le carnaval en février, le "Chant de l'alouette" en mars...
Très russe, très coloré, ce cycle est extraordinaire, il fait pendant aux "Tableaux d'une exposition" de Moussorgsky, mais avec une verve dansante originale. Nul doute que Stravinsky y a puisé.
Pour ne pas être virtuoses, ces pages exigent une interprétation magistrale, raffinée. Naum Starkmann, le "Raphaël du piano", y excelle ; poésie du chant intérieur. Il avait une grande carrière derrière lui, essentiellement en Russie, lorsqu'il donna ce concert, à 78 ans. Ecoutez la "Barcarolle" (juin) : approche de la perfection...
H. G., Pharts, août-sept. 2009
Le catalogue des artistes Transart Live est entièrement disponible sur la plate-forme de téléchargement légal de Believe
Extrait Figaro Magazine Oct 2007
Paul BADURA-SKODA - MOZART volume III
Ref: TR140 / Digipak d'une durée de 73 minutes.
Enregistré à Prague en avril 2004 avec le Prague CHamber Orchestra
Troisième volume des enregistrements des concertos de Mozart ...
Mozart: Allegro Vivace du concerto n°14 en mi bémol majeur K449 1'16